[male vocals] Petit
resto,
lumière
légère,
Mais
dans
mes
yeux,
tu
étais
lumière.
Ton
jean
bleu,
mon
jean
bleu,
Deux
cœurs
assis
au
même
lieu.
Un
baiser
sur
ta
joue
avant
d’
entrer,
Ton
sourire
m’
a
encore
désarmé.
Sous
la
table,
nos
pieds
se
parlaient,
Comme
deux
âmes
qui
se
retrouvaient.
Tu
es
ma
fiancée
devant
le
monde,
Mais
dans
mon
cœur,
ma
femme
profonde.
Et
si
je
dois
choisir
mon
plus
beau
luxe,
Ce
n’
est
ni
l’
or,
ni
les
grands
restaurants.
C’
est
toi,
encore
toi,
Et
ces
deux
jeans
bleus,
Qui
m’
ont
fait
retomber
amoureux.
Deux
jeans
bleus
Un
petit
restaurant,
sans
luxe
ni
lumière,
Quelques
tables,
des
voix,
une
musique
légère.
Rien
de
bien
extraordinaire
autour
de
nous,
Mais
il
y
avait
toi,
et
ça
suffisait
pour
tout.
Tu
venais
de
ton
travail,
juste
de
l’
autre
côté,
Un
baiser
sur
ta
joue
avant
d’
entrer.
Ton
manteau
brun,
tes
tresses,
ton
front
découvert,
Et
moi
qui
te
regardais
comme
si
tu
étais
la
lumière.
Toi
dans
ton
jean
bleu,
moi
dans
le
mien,
Deux
jeans
différents,
mais
accordés
si
bien.
Tes
sandales
beige
et
brun,
mes
babouches
à
mes
pieds,
Et
je
me
demandais
comment
ne
pas
te
regarder.
La
serveuse
est
venue
déposer
nos
boissons,
Le
monde
continuait
autour
de
nos
conversations.
Toi,
ta
boisson
sucrée ;
moi,
ma
cannette
à
côté,
Et
nos
mains
se
levaient
ensemble
sans
même
y
penser.
Tu
buvais,
je
buvais,
au
même
instant,
Puis
nos
bouteilles
se
posaient
doucement.
Comme
si
même
nos
gestes,
sans
rien
demander,
Avaient
appris
tout
seuls
à
se
synchroniser.
Puis
j’
ai
vu
ta
bague
briller
sur
ta
main,
Petit
cercle
discret
qui
dessinait
notre
chemin.
Tu
es
encore
ma
fiancée
aux
yeux
de
la
société,
Mais
dans
mon
cœur,
ma
femme,
tu
l’
as
déjà
été.
Nous
avons
parlé
longtemps,
de
tout
et
de
rien,
De
tes
rêves,
tes
soins,
de
ton
avenir
et
du
mien.
Et
moi
je
pensais
à
tout
ce
que
tu
avais
donné,
À
tout
ce
que
pour
moi
tu
avais
abandonné.
Alors
je
me
suis
dit :
il
faut
prendre
soin
de
toi,
Te
rappeler
chaque
jour
combien
tu
comptes
pour
moi.
Parce
que
tu
mérites
de
te
sentir
belle
et
désirée,
Et
de
regarder
ton
miroir
sans
jamais
douter.
Puis
il
y
eut
tes
yeux,
couleur
caramel,
Ton
sourire
qui
rend
mes
pensées
irréelles.
Je
voulais
t’
écouter,
mais
je
perdais
mes
mots,
Car
chaque
fois
que
tu
souriais,
je
tombais
un
peu
plus
haut.
Et
sous
la
table,
sans
que
personne
ne
le
voie,
Nos
pieds
ont
commencé
leur
conversation
à
eux,
tu
vois.
Un
frôlement,
puis
deux,
puis
nos
pas
rapprochés,
Comme
si
nos
corps
savaient
déjà
ce
que
nos
lèvres
taisaient.
Au-dessus,
nous
parlions
comme
si
de
rien
n’
était,
En
dessous,
nos
pieds
doucement
se
cherchaient.
Un
secret
rien
qu’
à
nous,
caché
sous
la
table,
Une
autre
façon
de
dire
que
notre
amour
est
véritable.
Il
y
eut
une
dispute,
quelques
mots
mal
placés,
Puis
des
excuses,
des
sourires
retrouvés.
Car
même
quand
nos
caractères
se
heurtent
parfois,
Nous
savons
toujours
où
revenir :
l’
un
vers
l’
autre,
toi
et
moi.
Puis
tu
as
payé
l’
addition,
simplement,
naturellement,
Et
je
t’
ai
regardée
faire,
presque
silencieusement.
Et
je
me
suis
dit
encore,
avec
le
cœur
plein
de
toi : «
Voilà
ma
femme.
Voilà
pourquoi
j’
ai
tant
de
chance,
moi. »
Alors
si
demain
je
dois
raconter
cet
après-midi,
Je
parlerai
du
restaurant,
des
boissons,
de
nos
habits.
Mais
la
vérité,
au
fond,
est
beaucoup
plus
simple :
Je
n’
ai
presque
rien
vu.
J’
ai
vu
toi.
Toi
devant
moi.
Toi
dans
ton
jean
bleu.
Toi
derrière
ton
sourire.
Toi
derrière
tes
yeux.
Et
pendant
plus
d’
une
heure,
sans
même
m’
en
apercevoir,
Je
suis
retombé
amoureux
de
toi,
sans
pouvoir
m’
arrêter.
Encore.
Et
encore.
Et
encore.
Car
mon
luxe
n’
est
pas
l’
or,
ni
les
grands
restaurants.
Mon
luxe,
c’
est
toi.
Ma
femme.
Mon
amour.
Et
ces
deux
jeans
bleus,
assis
autour
de
la
même
table,
comme
deux
cœurs
qui
avaient
déjà
choisi
de
ne
plus
jamais
s’
éloigner.