[male
vocals] (
Voix
basse
presque
parlée)
Je
suis
Théodore
Essomè,
le
Lover's.
Je
chante
aujourd'hui,
non
pas
pour
la
fête,
mais
pour
une
vérité
qui
brûle.
Anne
Ébélè,
écoute
bien
le
son
du
Makossa.
Anne
Ébélè,
toi
qui
as
pris
mon
fils
Mon
sang,
mon
cœur,
mon
tout,
mon
univers
Tu
l’
as
porté
si
loin,
si
loin
de
mes
yeux
Mis
son
sourire
dans
les
bras
d’
un
autre,
sous
d'autres
cieux
Tu
l'appelles «
notre
enfant »,
doucement
le
soir
Comme
si
j’
étais
absent,
effacé
de
l’
histoire
Tu
donnes
mon
nom
en
silence
à
cet
étranger
Un
homme
dans
la
maison
qui
ne
peut
le
protéger
Un
homme
qui
n’
est
pas
son
père,
qui
n’
a
pas
mon
sang
Anne,
pourquoi
ce
voile
sur
le
visage
de
mon
enfant ?
Mon
sang,
mon
cœur,
personne
ne
coupe
cette
rivière
Le
lien
de
chair
traverse
les
murs
et
les
frontières
Même
si
tu
le
caches,
même
si
tu
mens
chaque
jour
Il
reste
mon
fils,
gravé
dans
mon
amour
Oh
Anne
Ébélè,
mon
sang,
mon
cœur
La
vérité
danse
au
rythme
de
mon
malheur
À
Douala,
sous
le
soleil
qui
brûle
les
esprits
Les
gens
murmurent,
ils
connaissent
les
cris
J'ai
vu
son
regard,
il
me
ressemble
tant
C’
est
mon
portrait
craché,
il
est
vivant
Tu
as
dressé
des
barrières
à
Bonanjo
Mais
la
nature
est
plus
forte,
elle
bat
le
tempo
Je
n'ai
pas
besoin
de
tribunaux
pour
savoir
Que
mon
fils
m'attend
dans
le
creux
du
miroir
Mon
sang,
mon
cœur,
personne
ne
coupe
cette
rivière
Le
lien
de
chair
traverse
les
murs
et
les
frontières
Même
si
tu
le
caches,
même
si
tu
mens
chaque
jour
Il
reste
mon
fils,
gravé
dans
mon
amour
Oh
Anne
Ébélè,
mon
sang,
mon
cœur
La
vérité
danse
au
rythme
de
mon
malheur (
Saxophone
solo
langoureux)
Ah
ah,
Sawa,
écoutez
ma
douleur
Mbôa,
le
Cameroun
connaît
la
vérité
dans
mon
cœur
Douala,
témoin
de
ce
lien
sacré
Anne,
rends-moi
ce
qui
ne
peut
être
séparé
Le
temps
passe,
il
grandit
sans
connaître
mon
nom
Mais
le
Makossa
est
là,
comme
une
dénonciation
Un
jour
il
saura,
il
verra
la
lumière
Que
je
suis
là,
debout,
derrière
la
barrière
Pas
de
haine,
juste
la
soif
de
la
vérité
Anne
Ébélè,
laisse
mon
fils
retrouver
sa
liberté
Mon
sang,
mon
cœur,
personne
ne
coupe
cette
rivière
Le
lien
de
chair
traverse
les
murs
et
les
frontières
Même
si
tu
le
caches,
même
si
tu
mens
chaque
jour
Il
reste
mon
fils,
gravé
dans
mon
amour
Oh
Anne
Ébélè,
mon
sang,
mon
cœur
La
vérité
danse
au
rythme
de
mon
malheur
Mon
sang,
mon
sang,
Anne
Ébélè
Le
lien
est
trop
fort,
on
ne
peut
l'étouffer (
Saxophone
fading
out)
Cameroun,
mon
pays,
témoin
de
ma
peine
Mon
fils...
reviendra.
Na
ndolo,
toujours.