[female
vocals] (
Musique
douce,
un
piano
mélancolique
qui
s'installe)
Le
silence
pèse,
mais
la
mémoire
résonne.
Tsala
Théophile,
homme
de
terre
et
de
courage.
Pour
toi,
la
voix
s'élève,
le
souffle
se
pose.
Digne
fils
de
Mvog-Tsamnyé,
une
lignée
gravée
dans
le
sol.
Né
de
Ngono
Balbine,
tu
portais
en
toi
l'éclat
de
tes
racines.
De
l'enseignement,
tu
as
semé
le
savoir,
le
geste
patient.
Technicien
en
bâtiment,
charpentier,
les
mains
calleuses
sous
le
soleil,
Tu
as
bâti
des
toits,
tu
as
bâti
des
vies,
tu
as
su
relever
les
défis.
Tsala
Théophile,
ton
nom
est
une
prière
sur
nos
lèvres.
Tu
as
été
le
socle,
le
père,
le
frère,
le
guide.
Deux
épouses,
deux
fils,
une
descendance
qui
fleurit,
Tes
petits-enfants
portent
ton
nom
comme
un
trésor
infini.
Le
village
pleure,
mais
ton
ombre
reste
ici,
ancrée.
L'agriculture,
tes
mains
dans
la
terre
pour
nourrir
les
tiens.
Tu
connaissais
le
cycle
des
saisons,
la
patience
du
grain
qui
devient
pain.
La
maladie
a
frappé,
comme
un
vent
froid
dans
ton
jardin,
L'épreuve
est
passée,
l'AVC
a
brisé
le
lien,
soudain,
sans
demain.
Le
combat
fut
rude,
la
lutte
contre
l'ombre
fut
un
long
chemin.
Tsala
Théophile,
ton
nom
est
une
prière
sur
nos
lèvres.
Tu
as
été
le
socle,
le
père,
le
frère,
le
guide.
Deux
épouses,
deux
fils,
une
descendance
qui
fleurit,
Tes
petits-enfants
portent
ton
nom
comme
un
trésor
infini.
Le
village
pleure,
mais
ton
ombre
reste
ici,
ancrée.
De
Douala,
l'hôpital
Laquintinie,
jusqu'à
Evodoula,
terre
sacrée.
Le
voyage
s'achève
là
où
tu
as
grandi,
là
où
tu
vas
te
reposer.
Les
larmes
coulent,
le
cœur
est
meurtri
par
ton
absence,
Mais
ton
héritage
demeure,
une
lumière
dans
notre
silence.
Tsala
Théophile,
ton
nom
est
une
prière
sur
nos
lèvres.
Tu
as
été
le
socle,
le
père,
le
frère,
le
guide.
Deux
épouses,
deux
fils,
une
descendance
qui
fleurit,
Tes
petits-enfants
portent
ton
nom
comme
un
trésor
infini.
Le
village
pleure,
mais
ton
ombre
reste
ici,
ancrée.
Adieu
Théophile,
repose
en
paix
dans
la
terre
de
tes
ancêtres.
La
communauté
se
souvient,
le
village
garde
ta
trace.
Tu
n'es
pas
parti,
tu
habites
le
vent
et
l'espace. (
La
musique
s'estompe
lentement...)