[male
vocals] (
Solo
de
violon
mélancolique,
soutenu
par
un
rythme
d'Oud
posé
et
cadencé)
La
vie
m’
a
appris
que
peu
importe
le
bonheur
qu’
on
donne
aux
autres,
on
peut
être
remplacé
un
jour
Quand
on
me
demande : «
Ça
va ? »
Je
réponds
toujours : «
Oui,
ça
va… »
Je
dis
ça
va
avant
même
qu’
on
me
demande,
c’
est
devenu
simple
avec
le
temps
Je
cache
mes
larmes
derrière
un
sourire,
je
fais
semblant
de
ne
plus
souffrir
Personne
ne
voit
mes
nuits
sans
sommeil,
mes
blessures
cachées
sous
le
soleil
Je
parle,
je
ris,
comme
si
tout
allait
mieux
Mais
personne
ne
sait
ce
que
je
retiens,
ni
ce
que
je
porte
au
fond
de
mes
yeux
J’
ai
appris
à
souffrir
en
silence,
à
faire
de
ma
douleur
une
simple
évidence
Le
cœur
est
un
livre
que
personne
ne
veut
lire
Je
m'efface,
je
reste,
pour
ne
pas
me
trahir
Je
dis
ça
va,
mais
c’
est
faux,
c’
est
juste
un
masque
pour
ne
pas
faire
d’
écho
Les
cordes
de
mon
oud
vibrent
pour
mes
peines
Le
violon
pleure,
il
court
dans
mes
veines
Je
dis
ça
va,
le
mensonge
est
un
voile,
je
cherche
ma
place
parmi
les
étoiles
Mais
le
silence
est
lourd,
il
pèse
sur
mes
pas
Personne
ne
voit
que
je
ne
suis
déjà
plus
là
J'observe
le
monde
changer
de
visage,
comme
les
feuilles
mortes
emportées
par
l'orage
Chaque
jour
est
un
rôle
que
je
joue
sans
effort
Je
connais
les
codes,
je
connais
le
sort
On
me
dit
fort,
on
me
dit
courageux
Mais
ils
ne
voient
pas
que
je
suis
au
milieu
De
cet
océan
où
personne
ne
nage
Je
suis
mon
propre
guide,
mon
propre
naufrage
La
solitude
est
une
amie
qui
me
colle
à
la
peau
Je
la
maquille
de
mots,
je
la
cache
dans
mes
maux
Je
dis
ça
va,
mais
c’
est
faux,
c’
est
juste
un
masque
pour
ne
pas
faire
d’
écho
Les
cordes
de
mon
oud
vibrent
pour
mes
peines
Le
violon
pleure,
il
court
dans
mes
veines
Je
dis
ça
va,
le
mensonge
est
un
voile,
je
cherche
ma
place
parmi
les
étoiles
Mais
le
silence
est
lourd,
il
pèse
sur
mes
pas
Personne
ne
voit
que
je
ne
suis
déjà
plus
là
Si
demain
je
tombe,
si
demain
je
me
tais
Est-ce
que
le
monde
comprendra
mes
secrets ?
Le
temps
passe,
le
oud
s'éteint
doucement
Il
ne
reste
que
l'écho
d'un
cœur
d'enfant
Caché
derrière
le
bruit
des
hommes
et
du
vent
Je
m'éloigne
enfin,
en
restant
vivant
Je
dis
ça
va,
mais
c’
est
faux,
c’
est
juste
un
masque
pour
ne
pas
faire
d’
écho
Les
cordes
de
mon
oud
vibrent
pour
mes
peines
Le
violon
pleure,
il
court
dans
mes
veines
Je
dis
ça
va,
le
mensonge
est
un
voile,
je
cherche
ma
place
parmi
les
étoiles
Mais
le
silence
est
lourd,
il
pèse
sur
mes
pas
Personne
ne
voit
que
je
ne
suis
déjà
plus
là
Ça
va…
oui,
ça
va.
Le
violon
s'apaise.
L'oud
s'efface.
Ce
n'est
qu'un
silence,
juste
un
silence. (
Fade
out)